À Savigné-sur-Lathan, Rémi+ Autopartage s’installe durablement dans le paysage rural
- il y a 2 jours
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La Région Centre-Val de Loire a inauguré une nouvelle station Rémi+ Autopartage à Savigné-sur-Lathan (Indre-et-Loire). Une étape de plus dans le déploiement de ce service d’autopartage électrique, encore rare en milieu rural, mais qui s’impose progressivement comme une solution concrète pour les déplacements du quotidien.
Porté par la Région avec l’appui de ses partenaires, dont Clem’, le dispositif vise un objectif simple : permettre aux habitants d’accéder à une voiture lorsqu’ils en ont besoin, sans en posséder une.

Une réponse pragmatique aux réalités locales
Dans ces territoires, les alternatives à la voiture restent limitées. Rémi+ Autopartage s’adresse donc directement aux usages essentiels : aller à un rendez-vous médical, faire ses courses, se rendre à un entretien ou en formation.
Chaque station repose sur un modèle léger :
un véhicule électrique en libre-service
une borne de recharge
une réservation simple
Le service vient en complément du train, du vélo ou des lignes Rémi, sans chercher à s’y substituer.

Un déploiement qui change d’échelle
Après une phase test lancée en 2023 dans six intercommunalités, la Région est passée à une phase de déploiement plus large. D’ici fin 2026, plus de 80 communes supplémentaires doivent être équipées.
L’investissement est significatif — autour de 30 000 euros par véhicule et par an — avec un soutien de l’État via le Fonds Vert. Mais le pari est assumé : structurer une offre de mobilité là où elle n’existe pas.

Des usages déjà bien installés
Le service a trouvé son public. Plus de 1 000 autopartageurs utilisent déjà Rémi+ Autopartage sur le territoire.
Ce chiffre confirme une tendance observée sur le terrain : dès lors que l’offre est lisible et accessible, les habitants s’en saisissent rapidement. Les usages ne relèvent pas de l’exceptionnel, mais du quotidien.

Une approche différente de la mobilité
Rémi+ Autopartage s’inscrit dans une logique complémentaire des grandes politiques de transport. Ici, pas de massification, mais du maillage fin.
Le modèle repose sur trois principes :
une motorisation électrique
un usage partagé
une implantation au plus près des habitants
Une manière de répondre à la question de la mobilité rurale sans transposer des solutions urbaines, mais en partant des besoins réels.







