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À Bruxelles, Clem’ plaide pour une mobilité électrique accessible à tous

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

À Bruxelles, lors du symposium « Together in action 2026 » organisé par le DG Clima de la Commission européenne, une idée s’est imposée : la transition écologique ne pourra réussir que si elle est aussi sociale.


Invité à intervenir, Bruno Flinois, président de Clem’, a défendu une approche concrète de cette équation. Pour lui, la priorité est claire : adresser en premier lieu les publics exclus de la mobilité, notamment en zones rurales et en logement social.


Dans ces territoires, la voiture reste indispensable, mais son coût — et plus encore celui du passage à l’électrique — constitue un frein majeur.

« Plutôt que de demander aux habitants de s’adapter, nous apportons la solution là où ils vivent »

Le modèle développé par Clem’ repose sur le déploiement de véhicules électriques en autopartage, directement au cœur des territoires. Porté par plus de 200 collectivités et bailleurs sociaux, il permet à des habitants d’accéder à un véhicule pour quelques euros, souvent à moins de quinze minutes à pied de chez eux. Plus de la moitié des usagers bénéficient de tarifs adaptés, et la majorité des trajets répond à des besoins essentiels : se rendre au travail, chez le médecin ou à un rendez-vous administratif.


Au-delà de l’usage, c’est un changement de perspective que défend l’entreprise : considérer la mobilité comme un service de base.

« Ce n’est pas seulement une question de transport, c’est une question d’accès à la vie quotidienne »

Reste la question du financement. Le coût d’installation d’une station - environ 70 000 euros — demeure un obstacle pour de nombreux territoires. Clem’ estime pourtant que les outils européens, comme le Social Climate Fund, pourraient permettre de changer d’échelle. L’entreprise identifie près de 12 000 communes en France où ce modèle pourrait être déployé rapidement.


L’enjeu dépasse le seul cadre national. Pour Clem’, cette approche est reproductible ailleurs en Europe, à condition d’un cadre réglementaire et financier adapté.


Dans un contexte de crise énergétique, l’entreprise défend également une vision élargie du véhicule électrique : non plus seulement comme un poste de consommation, mais comme un outil de flexibilité énergétique, capable de s’intégrer dans des systèmes locaux d’autoconsommation.


À Bruxelles, le message a trouvé un écho particulier : la transition écologique ne se jouera pas uniquement dans les grandes métropoles ni à travers des solutions individuelles. Elle passera aussi par des modèles collectifs, ancrés localement, capables de répondre à des besoins très concrets.

Et, surtout, par des solutions qui ne laissent personne de côté.

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