À Fay-aux-Loges, la 2e étape du Tour de France de l’autopartage rural met à l’honneur Rémi + Autopartage
- il y a 2 jours
- 6 min de lecture
Mercredi 17 juin, Fay-aux-Loges a accueilli la 2e étape du Tour de France de l’autopartage électrique rural, organisée par Clem’ et le ministère chargé des Transports. Une étape symbolique, couplée à l’inauguration de la nouvelle station Rémi + Autopartage, portée par la Région Centre-Val de Loire.

Après une première étape en Île-de-France, le Tour de France de l’autopartage électrique rural a fait halte en Centre-Val de Loire, à Fay-aux-Loges, dans le Loiret. Cette étape s’est tenue à l’occasion de l’inauguration officielle d’une nouvelle station Rémi + Autopartage, en présence de François Bonneau, Président de la Région Centre-Val de Loire, de Philippe Fournié, vice-Président délégué aux Mobilités, des élus locaux, des partenaires du projet et des habitants.
Cette inauguration marque une nouvelle avancée pour la mobilité rurale en Centre-Val de Loire. À Fay-aux-Loges, la station met désormais à disposition des habitants un véhicule électrique en libre-service, associé à une borne de recharge. L’objectif est simple : proposer une solution de mobilité accessible, écologique et complémentaire aux autres services Rémi, lorsque la voiture reste nécessaire pour les déplacements du quotidien.
Rendez-vous médical, entretien d’embauche, démarches administratives, courses, trajets professionnels, mobilité des jeunes ou déplacements familiaux : l’autopartage répond à des besoins très concrets, particulièrement dans les territoires où les alternatives à la voiture individuelle sont parfois plus limitées.
Une Région pionnière de l’autopartage rural

La Région Centre-Val de Loire s’impose aujourd’hui comme l’un des territoires pionniers de l’autopartage électrique en milieu rural. Après une première phase expérimentale lancée en 2023 dans plusieurs communautés de communes, la Région poursuit désormais une nouvelle phase de déploiement, avec l’ambition d’étendre progressivement le service à de nombreuses communes rurales.
À Fay-aux-Loges, les prises de parole ont rappelé que Rémi + Autopartage n’est pas pensé comme un service isolé, mais comme une brique supplémentaire d’une politique régionale de mobilité. Il vient compléter le train, le car, le transport à la demande, le vélo, le covoiturage et les autres solutions Rémi.
Cette approche est particulièrement adaptée aux territoires ruraux : là où il n’est pas toujours possible de créer une nouvelle ligne de bus ou de train, l’autopartage permet d’apporter une réponse souple, concrète et maîtrisée économiquement.
La Région consacre près de 30 000 euros par véhicule et par an à ce service, afin de garantir un tarif accessible aux usagers. À Fay-aux-Loges, une offre de lancement permet également aux habitants de bénéficier de la réservation gratuite du véhicule pendant 15 jours grâce au code promotionnel BIENVENUE15J.
Un service simple, inclusif et pensé pour les usages réels

Lors de l’inauguration, Clem’ a présenté le fonctionnement du service aux élus et aux habitants. L’inscription est gratuite, puis l’utilisateur réserve le véhicule en ligne. Il reçoit ensuite un code lui permettant d’accéder à la clé, disponible dans une boîte sécurisée installée sur la station.
Ce choix technique répond à un enjeu important en ruralité : rendre le service simple et accessible, sans dépendre du dernier modèle de smartphone. La recharge est également intégrée au parcours usager. Lorsque le véhicule est restitué, la charge se relance automatiquement, sans manipulation complexe pour l’utilisateur.
Le tarif est conçu pour rester inclusif : 7 euros la demi-journée et 19 euros la journée, recharge et assurance comprises. L’objectif n’est pas de proposer une voiture pour partir dix jours en vacances, mais de rendre possible une mobilité ponctuelle, utile et abordable au quotidien.
Comme l’a rappelé Bruno Flinois, Président de Clem’ et de l’Association des Acteurs de l’Autopartage, l’autopartage rural est une réponse pragmatique à la dépendance à la voiture individuelle. Dans de nombreux foyers, il peut permettre d’éviter l’achat ou le remplacement d’une deuxième voiture, tout en conservant la liberté de se déplacer lorsque cela est nécessaire.
Le Tour de France de l’autopartage 2026, l'innovation sur les territoires
La présence du Tour de France de l’autopartage électrique rural à Fay-aux-Loges donne à cette inauguration une portée nationale. L’objectif du Tour est de mettre en lumière les solutions qui fonctionnent déjà dans les territoires, de partager les retours d’expérience et de démontrer que l’autopartage n’est pas réservé aux grandes villes.
La ruralité n’est pas un frein à l’innovation : elle en est même l’un des meilleurs terrains d’expérimentation. À Fay-aux-Loges, les élus ont souligné que la station répond à un double enjeu : soutenir le pouvoir d’achat des habitants et agir concrètement pour la transition écologique.
Le maire de Fay-aux-Loges a rappelé que ce nouveau service appartient désormais au quotidien des Faïciens et des Faïciennes. La commune devient ainsi l’une des vitrines de cette mobilité durable, solidaire et accessible en milieu rural.
La DGITM soutient le Tour et présente la stratégie nationale pour l’autopartage
La DGITM, direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités, a rappelé les travaux menés dans le cadre du groupe de travail national sur l’autopartage. en ruralité. Ce groupe, lancé en 2024 avec l’ADEME, le Cerema, l’Association des Acteurs de l’Autopartage et l’ensemble de l’écosystème, a permis d’identifier les principaux freins au développement de l’autopartage et les leviers à activer.
L’État fixe un cap ambitieux : atteindre 70 000 véhicules en autopartage à horizon 2031. Pour y parvenir, plusieurs priorités ont été présentées : simplifier l’inscription des usagers, améliorer la visibilité des services, faciliter le déploiement des stations et expérimenter l’ouverture de flottes professionnelles à l’autopartage.
Ces orientations nationales confirment que l’autopartage est à la fois un levier de décarbonation, de pouvoir d’achat et d’aménagement du territoire. Une voiture partagée peut remplacer plusieurs voitures individuelles, réduire les kilomètres parcourus et libérer de l’espace public, tout en offrant aux habitants une solution concrète de mobilité.

Le GART confirme la montée en puissance des collectivités
Le GART a ensuite présenté les premiers résultats de son enquête nationale menée auprès des autorités organisatrices de la mobilité. Cette enquête montre que l’autopartage progresse, mais reste encore inégalement déployé selon les territoires.
Parmi les territoires répondants, 43 % disposent aujourd’hui d’un service d’autopartage, tandis que 51 % n’en ont pas encore. Le modèle dominant reste l’autopartage en station, particulièrement adapté aux services publics et aux territoires qui souhaitent proposer une solution visible, lisible et structurée.
L’enquête met également en évidence un enjeu majeur : renforcer l’intermodalité. Peu de territoires intègrent encore pleinement l’autopartage à leurs outils numériques de mobilité ou à leurs tarifications combinées. Pourtant, l’autopartage peut devenir un véritable « couteau suisse » de la mobilité, complémentaire du train, du car, du vélo, du covoiturage et du transport à la demande.

Clem’ rappelle les impacts concrets de l’autopartage rural

En clôture des présentations, Clem’ a rappelé les quatre grands impacts de l’autopartage électrique rural.
Le premier est environnemental : en réduisant la dépendance à la voiture individuelle et en favorisant l’usage de véhicules électriques partagés, l’autopartage contribue à la décarbonation des mobilités.
Le deuxième est social : dans les territoires ruraux, une voiture partagée peut devenir une solution essentielle pour accéder à un emploi, à une formation, à un rendez-vous médical ou à un service public.
Le troisième est économique : l’autopartage permet de proposer une mobilité à coût maîtrisé pour les usagers comme pour les collectivités. Il offre une alternative à la possession d’un véhicule individuel, dont le coût annuel peut peser lourdement sur le budget des ménages.
Le quatrième est territorial : une station d’autopartage renforce l’attractivité d’une commune, soutient les services locaux et participe à la cohésion des territoires. Comme la fibre numérique, la mobilité devient une condition d’accès au monde moderne : sans solution de déplacement, l’accès à l’emploi, à la santé, aux loisirs et aux services devient plus difficile.
Une étape fondatrice pour l’autopartage rural
À Fay-aux-Loges, cette 2e étape du Tour de France de l’autopartage rural a montré que l’autopartage électrique n’est plus une idée émergente : c’est une solution opérationnelle, déjà utilisée et attendue par les habitants.
Avec Rémi + Autopartage, la Région Centre-Val de Loire démontre qu’une politique publique de mobilité peut être à la fois ambitieuse, concrète et adaptée aux réalités rurales. En accueillant cette étape du Tour, Fay-aux-Loges illustre parfaitement le message porté par Clem’ : demain, dans chaque territoire, une voiture électrique partagée pourra devenir un service du quotidien.
Le Tour de France de l’autopartage électrique rural se poursuit jusqu’au 26 juin, avec une ambition : faire connaître, partout en France, les solutions qui permettent de rendre la mobilité plus accessible, plus durable et plus solidaire.















