[TDFAR Grand Est] À Vendeuvre-sur-Barse, Michel Fournier, Ministre de la Ruralité rejoint le Tour de France de l'Autopartage Rural
- 22 juin
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Dernière mise à jour : 23 juin
Le jeudi 18 juin 2026, le Tour de France de l’autopartage rural a fait étape en Grand Est, à Vendeuvre-sur-Barse, dans l’Aube. Cette séquence a été marquée par la présence de Michel Fournier, ministre délégué chargé de la Ruralité, venu découvrir le service d’autopartage électrique mis en place sur la commune et échanger avec les élus, les représentants de l’État et les acteurs de la mobilité.
Cette visite officielle a permis de montrer, sur le terrain, ce que peut apporter l’autopartage dans une commune rurale : une solution simple, accessible et complémentaire aux autres mobilités, pensée pour répondre aux besoins très concrets des habitants.

Une gare redevenue un point de mobilité
La visite a débuté autour de la gare de Vendeuvre-sur-Barse, un lieu stratégique pour le territoire. Depuis plusieurs années, la commune a engagé un travail de requalification de cet espace afin d’en faire un véritable point d’appui pour les déplacements du quotidien.
Autour de la gare, plusieurs services ont été développés : bâtiment d’accueil, sanitaires, consignes, local vélo sécurisé avec recharge pour vélos électriques, information touristique et intermodalité avec le train. L’objectif est clair : faire de la gare un lieu utile, vivant, et connecté aux besoins du territoire.
Dans cette logique, deux véhicules électriques en autopartage ont été mis en service depuis novembre 2025. Ils permettent aux habitants, aux professionnels, aux touristes ou aux usagers du train de disposer ponctuellement d’une voiture pour les derniers kilomètres ou pour des déplacements essentiels.

Deux voitures, déjà des usages concrets
Après quelques mois d’exploitation, les premiers résultats montrent l’intérêt du service. À Vendeuvre-sur-Barse, l’autopartage compte déjà 47 inscrits, plus de 100 réservations et environ 9 500 kilomètres parcourus.
Ces chiffres confirment que l’autopartage rural répond à des besoins réels. Il ne s’agit pas de remplacer le train, le vélo, les transports publics ou la voiture individuelle, mais de compléter l’offre existante lorsque les autres solutions ne suffisent pas.

Les usages évoqués lors de la visite sont très concrets : se rendre au travail, rejoindre une gare, faire une démarche, aller à un rendez-vous médical, accompagner un proche, pallier l’immobilisation d’un véhicule personnel ou éviter l’achat d’une seconde voiture.
En ruralité, la voiture reste souvent indispensable. L’enjeu est donc de proposer une voiture moins coûteuse, partagée, électrique, disponible quand on en a besoin.

Une solution pensée avec les communes rurales
L’étape de Vendeuvre-sur-Barse a également permis de présenter le fonctionnement du service : inscription, réservation, accès au véhicule, état des lieux, recharge et retour en station.
La solution est adaptée aux contraintes des territoires ruraux. L’un des points importants est la simplicité d’usage, avec une organisation qui tient compte des réalités locales : couverture réseau parfois irrégulière, besoin d’autonomie, distances plus longues, usages ponctuels mais essentiels.
Le véhicule partagé n’est pas un taxi, ni un transport à la demande, ni un service urbain transposé tel quel à la campagne. C’est un outil supplémentaire, conçu pour donner plus de souplesse aux habitants et soutenir les communes qui cherchent des solutions de mobilité réalistes.

Le Fonds vert, un levier important pour les maires
À la mairie de Vendeuvre-sur-Barse, les échanges ont également porté sur le financement de ces projets, notamment via le Fonds vert.
Le projet présenté à Vendeuvre-sur-Barse représente un coût d’environ 61 000 euros, avec une participation du Fonds vert de 30 200 euros. Pour les élus ruraux, ce type d’aide peut être déterminant pour lancer un service, tester les usages et inscrire l’autopartage dans une stratégie locale de mobilité.
Les échanges ont rappelé un point essentiel : les opérateurs privés n’ont pas vocation à être subventionnés directement. L’enjeu est d’aider les collectivités à mettre en place des services utiles aux habitants, avec des solutions opérationnelles, maîtrisées et adaptées à leurs moyens.
Pour de nombreuses communes, l’autopartage peut ainsi devenir un projet concret, accessible, avec un ordre de grandeur connu et des retours d’expérience permettant d’éviter les erreurs de montage.

Une étape politique forte pour l’autopartage rural
La présence de Michel Fournier à Vendeuvre-sur-Barse donne une portée particulière à cette étape Grand Est du Tour de France de l’autopartage rural.
Elle montre que l’autopartage n’est plus seulement un sujet de grandes métropoles. Dans les territoires ruraux, il devient une réponse crédible à la précarité mobilité, à la hausse du coût de la voiture individuelle et à la nécessité d’accompagner la transition écologique sans opposer mobilité et vie quotidienne.
Bruno Flinois, président de Clem’ et de l’Association des Acteurs de l’Autopartage, a rappelé que l’autopartage vient compléter les transports existants là où le train ou les transports collectifs ne peuvent pas répondre seuls à tous les besoins. L’objectif porté par la filière est ambitieux : rapprocher chaque Français d’une voiture partagée, à moins d’un quart d’heure de chez lui.

Continuer à déployer l’autopartage dans les territoires
L’étape de Vendeuvre-sur-Barse illustre parfaitement l’ambition du Tour de France de l’autopartage rural : aller sur le terrain, montrer les services existants, partager les retours d’expérience et convaincre de nouveaux élus qu’une solution est possible.
Dans l’Aube comme ailleurs, les communes rurales cherchent des réponses concrètes pour permettre à leurs habitants de continuer à se déplacer, à travailler, à accéder aux services et à vivre pleinement dans leur territoire.
L’autopartage électrique rural n’est pas une solution unique. Mais c’est une brique utile, pragmatique et déjà opérationnelle.
À Vendeuvre-sur-Barse, cette brique est désormais en place. Et les premiers usages montrent qu’elle répond à un besoin.






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