top of page

[TDFAR Hauts-de-France] À Margny-sur-Matz, l’autopartage électrique s’installe au service du pouvoir d’achat

  • 22 juin
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 juin

Le Tour de France de l’autopartage en ruralité a fait étape à Margny-sur-Matz, dans l’Oise, à l’occasion de l’inauguration officielle d’une Renault 5 E-Tech électrique mise à disposition des habitants de la commune.



Lancée discrètement à la fin du mois de mars, sans campagne de communication particulière, la voiture communale a déjà parcouru près de 2 000 kilomètres. Réservée en moyenne deux fois par semaine, elle commence à trouver son public et confirme l’intérêt d’un service pensé pour les besoins concrets des territoires ruraux.


Pour Baptiste de Fresse de Monval, maire de Margny-sur-Matz, l’objectif est clair : répondre à une problématique de pouvoir d’achat et de mobilité. Dans un territoire où les transports en commun restent limités, de nombreux foyers doivent assumer le coût d’un deuxième, voire d’un troisième véhicule. L’autopartage permet ici d’offrir une solution complémentaire, accessible, simple d’usage et moins coûteuse pour les habitants.


Contrairement aux usages imaginés au départ, le véhicule n’est pas seulement utilisé pour de petits trajets de proximité. Les premiers retours montrent au contraire des déplacements plus longs, vers Lille, Cambrai ou encore Noyon. Pour les habitants, l’économie est immédiate : le service est proposé à un tarif particulièrement attractif, avec un euro de réservation, un euro par heure d’utilisation et 0,006 euro par kilomètre parcouru.



L’inscription se fait via la plateforme Clem’, sur internet ou depuis l’application mobile. Lors de la première utilisation, les habitants passent en mairie afin de valider leur inscription et de se faire expliquer le fonctionnement du service. Les réservations peuvent ensuite être effectuées en autonomie, y compris le week-end, pour une durée allant jusqu’à deux jours.


Le projet s’inscrit aussi dans une démarche de transition écologique. La commune a choisi une Renault 5 électrique, assemblée dans la région, afin de proposer un véhicule moderne, confortable et zéro émission à l’usage. Pour le maire, l’enjeu est d’abord d’améliorer le quotidien des habitants, avec en complément un bénéfice environnemental évident.



Au total, le projet représente un investissement de 45 000 euros, comprenant le véhicule, les équipements, la plateforme de réservation et l’assurance sur trois ans. Il a bénéficié de 32 000 euros de subventions du programme européen Leader, avec l’appui du Pays Sources & Vallées.


Présents lors de l’inauguration, René Mahet, président du Pays des Sources, et Alexandre Ouizille, sénateur de l’Oise, ont salué une initiative concrète face aux difficultés de déplacement en milieu rural. Dans ces territoires, où la voiture reste souvent indispensable, l’autopartage électrique ouvre une nouvelle voie : celle d’un service public local, pragmatique, sobre et accessible.



L’intervention du GART a rappelé un message central : l’autopartage n’est plus un sujet marginal, mais un outil concret de politique publique pour compléter l’offre de mobilité, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où le transport collectif ne peut pas tout couvrir. Le GART a notamment souligné trois points clés :

  • la nécessité pour les collectivités de construire un véritable « bouquet de mobilités » combinant transport public, covoiturage, vélo et autopartage

  • l’importance de partager les retours d’expérience entre territoires pour éviter de repartir de zéro

  • et le rôle du GART comme réseau national permettant aux collectivités de faire remonter leurs besoins, de mutualiser les bonnes pratiques et de peser davantage dans les politiques publiques de mobilité.

Autant de raisons, pour les autorités organisatrices et les collectivités engagées, de rejoindre cette dynamique collective.


Avec cette station, Margny-sur-Matz montre qu’une petite commune peut elle aussi proposer une solution de mobilité innovante, utile et adaptée aux usages du quotidien. Une initiative qui pourrait inspirer d’autres communes rurales dans les mois à venir.



 
 
bottom of page